La section socialiste d'Inzinzac-Lochrist
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Quelques réflexions suite au débat du 27 juin au Palais des Congrès de Lorient

Contribution de Olivier Ernst

Je suis allé suivre ce matin le débat à Lorient sur la « France d’après crise ». De nombreuses personnalités étaient présentes tant politiques qu’économiques. Lors du débat sur la partie économique avec comme personnalité Elie Cohen, Michel Sapin, D. Arnal, N. Bricq, G. Savary ainsi que Jérome Gleizes, s’il m’apparait que ma réflexion n’est pas éloignée de la leur, il me semble tout de même que le débat se nourrit essentiellement des conséquences de cette rupture économique plutôt que de ses causes.

Il apparait également qu’aucun des intervenants n’est capable de prévoir l’issue de ce que l’on appelle la crise, bien qu’ils emploient ce terme « sortie de crise » à de nombreuses reprises. Il me semble qu’il n’y aura pas de sortie de crise mais une normalisation de l’économie avec sa multitude de dégâts sociaux. La régulation et la création de nouveaux outils économiques ont également été évoquées. C’est à en oublier que les nations, les peuples et les capitaux sont en concurrences, les nations cherchent à attirer les capitaux, les tenants des capitaux cherchent les conditions fiscales et sociales qui leur fournissent le plus d’avantages, et entre cela les peuples sont pris en étau. Le premier rempart à la régulation se situe dans ces éléments, me semble t-il.

Mr Gleizes à dénoncé au cours du débat le productivisme. Certes, le capitalisme conduit au productivisme, rappelons que la croissance de la productivité permet soit de réduire le coût du produit soit d’engranger plus de bénéfice, mais le productivisme conduit également à la saturation des marchés donc, suivant les lois du marché, à l’effondrement des valeurs biens services.
La dette et les moyens de l’état ont également été évoqués, en relançant le débat sur la fiscalité et en cela je ramène ce débat à la concurrence internationale, les états-nations sont totalement dépendant des capitaux et du marché : moins le marché créera de valeurs, moins les états auront de moyens, ce qui semble logique. Or avec la fuite des capitaux, et des outils de productions qui leur appartiennent, nous produisons de moins en moins de valeurs, donc l’état à de moins en moins de moyens. L’idéologie de droite consiste à faire revenir les capitaux en les dispensant de participer, par le biais des charges, impôts etc.., à la bonne marche de la société, encore une fois l’état se dispense de ses moyens. Monsieur Gleizes a soulevé le fait qu’il nous faut repenser nos modes de consommation et nos modes de production. Bien, mais il me semble que cela ne changera rien aux mécanismes et fondamentaux économique qui, pour moi, reposent sur des sables mouvants et chacun se propose de refonder l’édifice économique sur ses mêmes sables mouvants.

Je réitère le fait qu’il est temps que les forces intellectuelles de ce pays se remettent au travail pour imaginer une alternative économique respectueuse des hommes, de leur liberté et de leur droit.

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