La section socialiste d'Inzinzac-Lochrist
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L’énergie du changement pour 2012

Contribution de Jérôme Decrock

Et bien voilà, depuis le 13 juillet 2011, le dépôt des candidatures pour la primaire est clos. Ils seront donc six à proposer leur candidature aux électeurs lors des primaires. Il est venu le temps, pour tous, de s’interroger sur la personnalité et ses idées qui nous semble le plus convainquant et crédible, et que l’on souhaite voir concourir en 2012 pour les plus hautes fonctions.

Après les coups de tonnerre New Yorkais des mois de Mai et Juillet derniers, la situation politique a évidemment changée, et cela a bouleversé le cadre de la primaire. Mais, quoi qu’il en soit, c’est aujourd’hui le temps du débat et des discussions pour que les millions de français, qui peuvent participer en octobre aux primaires, puissent dire, lors du vote, quel candidat ou quelle candidate est le ou la meilleure pour, non seulement faire face à Nicolas Sarkozy et à la droite en 2012, mais aussi pour gouverner ce pays, et le remettre sur pied.

Plutôt que d’un président normal, ou d’une présidente solide, je préfère un « président vrai ». On ne peut plus faire des promesses idéologiques intenables, car les français ne les prendront pas au sérieux. Ces français ne demandent pas du rêve, mais du vrai. Ils veulent de vraies propositions crédibles, et justes.

Pour moi, c’est Manuel Valls qui, non seulement est le plus proche de Dominique Strauss Kahn idéologiquement parmi les candidats, mais il est le seul à tenir un vrai discours de vérité, quitte à fâcher certains de ces amis politiques, qui finiront, j’en suis sur, par le rejoindre, comme ils l’ont déjà fait sur le thème de la sécurité par exemple.

A l’heure où le bilan de Nicolas Sarkozy tombe et, sans surprises, est catastrophique : hausse de la violence aux personnes, absence de forces de l’ordre pour assurer la sécurité au quotidien, doublement de la dette tandis que le pouvoir fait un cadeau de plus d’un milliard aux plus riches (réforme de l’ISF et du Bouclier Fiscal), baisse du niveau de l’enseignement avec la Réforme du Lycée, un traitement inacceptable des enseignants avec le non remplacement systématique d’un départ à la retraite sur trois (alors que dans le même temps, le nombre d’élèves en école élémentaire augmente), la fin d’une vraie formation pratique des futurs enseignants, fermeture de classes dans des petits villages, disparition progressive des services publics de proximités, etc …

Et malheureusement, la liste pourrait être encore allongée.

Les français sont 56% à souhaiter la victoire de la gauche à la présidentielle, selon un sondage. Je m’en réjoui, mais la victoire est encore loin d’être acquise. Sous estimer Nicolas Sarkozy, non pas le président mais bien le candidat, serait une erreur fatale. Certes, le président Sarkozy a passé son mandat à réformer dans tous les sens, sans résultats positifs, car tout à été fait dans l’urgence, et en détruisant la protection sociale des Français. Mais le comportement de certains à se lancer dans une opposition stérile n’a pas permis, et ne permettra jamais de le vaincre. Comme le dit Manuel Valls : « Convaincu qu’il faut diviser pour mieux régner, Nicolas Sarkozy prend volontiers à témoin les bons français pour discréditer les résistances à ses réformes ». Aujourd’hui, la Gauche a un vrai travail à effectuer, de vraies réformes à faire, mais dans la justice, et l’égalité.

Et pour moi, celui qui peut, à la fois faire face à Nicolas Sarkozy, et réformer justement, avec le soutien des français, et apporter les bonnes priorités, c’est évidemment Manuel Valls.

C’est avec un discours de vérité, et des priorités autour de l’éducation, de la formation, de la réforme fiscale et financière, et bien sur de la sécurité, que nous pouvons battre Nicolas Sarkozy. Plutôt qu’un « président normal » que propose François Hollande, qu’une « présidente solide » avec Martine Aubry, qu’une « présidente des solutions », avec Ségolène Royal ou d’une démondialisation prônée par Arnaud Montebourg, c’est avec la vérité, que nous gagnerons. Et ce discours de vérité, il existe. Manuel Valls représente cette énergie qui permettra le changement.

Parce que « la Gauche peut tout changer » (pour paraphraser le livre du député de l’Essonne), et parce que la Gauche ne doit pas avoir peur du « Pouvoir », je vote Manuel Valls aux primaires des 9 et 16 octobre.

 

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