La section socialiste d'Inzinzac-Lochrist
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Moralisation du capitalisme…

Contribution de Olivier Ernst

En ces temps de crise, nous entendons scander en cœur, de tous les côtés politiques, dans la majorité des médias et dans toutes les bouches de nos concitoyens : IL FAUT MORALISER LE CAPITALISME. Nos très chers journalistes montrent du doigt ces gens qui s’en mettent plein les poches, stocks options et bonus à en vomir, récompense aux cancres et bâton aux courageux. Ainsi, journalistes, politiques, citoyens déferlent sur les ondes pour jeter sur la place publique ces renégats du capitalisme. A en entendre le politiquement correct il suffit de mettre au pain sec tous ces gens là, répartir un peu mieux les bénéfices, balayer la crise d’un revers de réformes, de décret, de discipline et d’autodiscipline.

Je reprends un peu mon sérieux.
C’est oublier un peu vite que ces gens pointés du doigt, sont des salariés comme beaucoup d’entre nous, ils ont négocié leurs contrats et obtenu ce qu’ils désiraient. Qui doit on montrer du doigt, celui qui reçoit son dû suite à un contrat ou celui qui donne, ne faisant que respecter le contrat établi ? Qui d’entre vous accepterait que l’on vienne soutirer les avantages obtenus dans son contrat de travail ?
Ce n’est donc pas ces PDG qu’il faut montrer du doigt mais les conseils d’administration qui sont les employeurs, donc les donneurs d’ordre et les payeurs.
On jette sur la place publique un écran de fumée qui ne fait que masquer les vraies questions. Nous voyons le populisme des partis politiques, les salaires vertigineux des grands patrons ne datent pas d’aujourd’hui et combien d’entreprises se sont retrouvées dans de tristes situations tout en graissant la patte de leurs dirigeants, la majorité des politiques n’ayant pas bronché.
Que dire des sommes astronomiques gagné dans les milieux professionnels de certains sports, des stars du cinéma, de certains hauts dirigeants politiques, et combien encore à recenser ? Pour ces derniers les citoyens acceptent et ce sont bien eux qui payent directement ou/et indirectement.
Il est évident, qu’en cette période de crise, des têtes doivent tomber, et pourtant bien que les sommes dont ces hommes profitent soient astronomiques pour le commun des mortels, cela ne représente qu’une goûte d’eau dans un océan. La réglementation financière, tant dans l’encadrement des salaires que dans la répartition des richesses sous sa forme monétaire n’est qu’une solution à court et moyen terme. En aucun cas cela supprimera les incohérences majeures du capitalisme.

Je vous pose ces deux questions et je vous demande de réfléchir de façon globale.

Le capitalisme est il viable à long terme ? cette forme économique et sociétale est elle capable d’ assurer un avenir durable aux hommes ?

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